Généalogie ST-LAURENT

Ma lignée directe

Les liens dans le tableau d'ascendance conduisent à des détails concernant le couple.

 

Ascendance de
Jacinthe ST-LAURENT

 

        François
PELOURDE
France Jeanne
GREMILLON
 
Marguerite
VIGER
France Etienne
LAURENT
  René
PELOURDE
26 août 1697
Rivière-Ouelle
Jeanne Marguerite BERUBE
   
Constance GUERINET 16 janvier 1699
St-François,
Ile d'Orléans
Pierre
LAURENT
  Pierre
PELOURDE
20 janvier 1728
Rivière-Ouelle
Marie Ursule LEVESQUE
   
Louise
RIOUX
20 octobre 1739
St-Germain Rimouski
Joseph
LAURENT
  Pierre François
PELOURDE
14 février 1757
Rivière-Ouelle
Louise Josephte BEAULIEU
   
Reine
COTE
13 juillet 1767
L'Isle Verte
Joseph
LAURENT
  Clément
PLOURDE
5 novembre 1787
Trois-Pistoles
Marie Françoise
D'AMOURS
   
Geneviève
LARRIVEE
14 octobre 1805
Trois-Pistoles
Calixte
ST-LAURENT
  Raphaël
PLOURDE
27 février 1821
Trois-Pistoles
Angèle
LEVESQUE
   
Marcelline
BANVILLE
17 février 1852
St-Germain Rimouski
Magloire
ST-LAURENT
  Eloi
PLOURDE
3 septembre 1850
St-Simon
Euphémie
BELANGER
   
Victoria
YOCKELL
20 septembre 1887
ND Sacré-Coeur Rimouski
Joseph Achille
ST-LAURENT
  Jean Alfred Joseph
PLOURDE
24 juin 1884
St-Mathieu
Victoria
LEVESQUE
   
Adèle Eva
HEPPELL
16 novembre 1909
St-Anaclet de Lessard
Joseph Napoléon
ST-LAURENT
  Joseph Eusèbe Philippe
PLOURDE
3 août 1915
ND Sacré-Coeur Rimouski
Marie Louise
BLANCHET
   
    Salomon
ST-LAURENT
  Gabrielle
PLOURDE
   
             
                 
             
Jacinthe
ST-LAURENT

 

 

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La lignée ST-LAURENT

Etienne LAURENT
Marguerite VIGER

Ils habitaient la paroisse de St-Laurent de Périgueux. Ils ne sont jamais venus au Québec, mais devaient être encore vivants en 1699, puisqu’ils sont signalés comme tels dans l’acte de mariage de Pierre.

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Joseph LAURENT
Louise RIOUX

1709

Joseph est né en mars et a été baptisé lors du passage du curé, le 26 juillet de la même année. Il a eu pour parrain Germain Lepage, son grand-oncle et pour marraine Marie Guerinet, sa tante.

1739

Joseph et Louise se marient le 20 octobre à Rimouski.
Louise est la petite fille de Jean Rioux, premier seigneur de Trois-Pistoles (voir en annexe 3 le schéma des liens familiaux). A ce titre, elle (ou ses enfants si elle était déjà décédée) a hérité à un moment donné de terres assez grandes dont on retrouve des traces aux générations suivantes.
La date exacte du décès de Joseph n’est pas connue, mais elle est antérieure à 1774.

 

   Acte du 12 juillet 1739
  Acte du 6 septembre 1739
  Acte du 30 septembre 1739

Ces 3 signatures, faites à quelques mois d’intervalle, nous montrent une orthographe du nom de famille à chaque fois différente. C’est ainsi que certains noms ont évolué dans le temps.
A noter que Joseph est le seul avec Pierre son frère dont nous avons trouvé une signature, tous les autres déclarant ne pas savoir écrire.
 
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Joseph ST-LAURENT
Reine COTE

1745

Naissance de Joseph le 10 avril, à Rimouski.

1767

Joseph et Reine se marient le 13 juillet 1767, à L'Isle Verte.
Reine est à la fois la petite fille de Jean-Baptiste Côté, premier seigneur de l’Ile Verte, et la petite fille de René Lepage. (voir en annexe le schéma des liens familiaux)

1783
Joseph St-Laurent et Ambroise D’Amour vendent une grosse part dans le moulin banal et seigneurial de Trois-Pistoles à Jean-Baptiste Rioux. Elle leur vient en tant qu’héritiers de Joseph Laurent et Louise Rioux, décédés à ce moment. Jean-Baptiste Rioux est également co-héritier, il s’agit donc vraisemblablement d’un héritage de Nicolas Rioux, le père de Louise. Ambroise D’Amour, est marié à M. Madeleine St-Laurent, la soeur de Joseph.
1784
Joseph s’échange une terre avec Ambroise Damour, son beau-frère. Leur terre leur provient à chacun d’un partage, dont nous n’avons pas retrouvé de trace pour l’instant. Il s’agit vraisemblablement d’une succession provenant de Nicolas Rioux, père de Louise leur mère.
1799
Joseph fait concession à Calixte d’une terre (voir détails au chapitre suivant) et une donation à Joseph. Cela représente 835 arpents de terre, ce qui est une surface de terre importante. Une terre classique pour une famille faisait en effet 2 ou 3 arpents sur 42, soit 84 à 126 arpents.
Il se réserve cependant sa part dans un moulin à scie au ruisseau de la Grande Maison et sa chaloupe de 17 pieds.

Joseph devra en outre fournir une rente à vie à ses parents, dont voici le détail (à payer annuellement, sauf note contraire):

  • 24 minots de blé, converti en farine et amené dans leur grenier
  • 1.5 minot de pois
  • 1 cent de choux
  • 6 minots de patates
  • 1 minot de sel
  • 1 cent d’oignons
  • des herbes fraîches et salées pour leur soupe à leur besoin
  • 6 livres de beurre
  • 10 saumons salés et du poisson frais lorsque la pêche en prendra
  • 1 quarteron de poivre
  • 1 cochon gras
  • 1 quartier de bœuf ou de bonne vache ou 1 beau mouton au choix
  • 10 pots de bon rum et du vin dans leur maladie
  • 2 chemises du pais
  • 4 paires de souliers sauvages (pour lui) et 3 paires de souliers sauvages (pour elle)
  • 1 paire de bas de laine et 1 paire de chausson de laine (chacun)
  • 1 habillement d’étoffe du pais pour les jours ouvrables (chacun)
  • 1 habillement d’Europe tous les trois ans et 1 paire de souliers français tous les 2 ans (chacun)
  • 1 bonnet de drap et 1 chapeau (pour lui) tous les 2 ans
  • 1 verge d’indienne, ½ verge de mousseline tous les 2 ans
  • mouchoirs au besoin du donateur, mouchoirs de poche et de cou pour elle, avec 1 ½ verge de rubans à son choix
  • 24 livres de tabacs à fumer et 1 quarteron de tabac en poudre
  • 1 papier d’épingles tous les 2 ans
  • de l’huile à brûler à leur besoin et 20 cordes de bois rendu à leur porte, coupé et fendu pour leur poêle et entré dans leur chambre.
  • 1 livre de chandelle

En outre, le donataire (Joseph) s’oblige de les loger convenablement, de leur fournir un poêle et ustensiles de ménage qui leur seront nécessaires, de les coucher convenablement, de les blanchir et raccommoder, et faire le ménage  quand ils ne pourront plus le faire, les soigner en leur maladie et de leur fournir les médicaments et douceurs nécessaires en tel cas.

Les parents se réservent également un cheval qui sera pacagé et hiverné par Joseph, et renouvelé en tout cas de besoin, et qui sera attelé et dételé par Joseph, à leur besoin, et en outre se réservent une vache qui sera renouvelée en tout cas de besoin.

Advenant le décès du premier mourrant, la rente sera diminuée de moitié, à l’exception de l’huile, la chandelle, le bois, le cheval, la vache et le logement. Et au décès du dernier mourrant, elle sera consolidée à perpétuité.

(A leur décès, ils seront) inhumés convenablement avec un service, et à chacun cinquante basses messes de requiem pour le repos de leurs âmes.

Cette même année, Joseph rachète une terre à Trois-Pistoles, de 4 perches sur 42 arpents, pour 36 livres et 20 sols qu’il paie comptant.

1801

Joseph et Reine Côté son épouse cèdent toutes parts et portions immobilières qu’elle peut avoir en la seigneurie de l’Anse aux Sables et sur la Pointe de l’Ile St-Barnabé, qui lui appartiennent par succession maternelle. Sa mère était Marie Anne Lepage, fille de René.

1807

Le 2 novembre, Joseph décède à Trois-Pistoles, à l’âge de 62 ans. On ne connaît pas la date de décès de sa femme.

Son père apparaît quelquefois sous le nom de ST-LAURENT, d’autres fois sous celui de LAURENT. Joseph fils est lui désigné comme ST-LAURENT, ce nom ayant été définitivement adopté dans les années 1760-1780.

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Calixte ST-LAURENT
(1) Geneviève LARRIVEE
(2) Emerence LAVOIE

1783

Naissance de Calixte, 6ème des enfants de Joseph Laurent et Reine Côté, le 14 octobre 1783 à Trois-Pistoles, accompagné de sa jumelle Tharsile.

1799

Calixte a 16 ans lorsque son père  lui cède 2 terres en fief, d’une superficie totale d’environ 433 arpents, ce qui n’est pas négligeable. Le même jour, Joseph son frère aîné (22 ans) reçoit par donation 3 terres d’une superficie totale d’environ 403 arpents, avec en plus 1 maison de 30 par 20 et d’autres bâtiments. C’est donc Joseph qui prend en charge la famille et devra fournir une rente à ses parents. Il doit en particulier entretenir les jumeaux Calixte jusqu’à sa majorité et Tharsile jusqu’à son mariage. Calixte travaillera pour son frère, qui s’engage également à l’aider à construire sur sa terre une maison de 30 par 20 et une grange de 30 pieds de long. Calixte disposera aussi de 15 jours par été pour travailler sur sa propre terre. Il aura la possibilité d’engager quelqu’un pour travailler avec lui, et Joseph devra les nourrir tous les deux. Joseph devra aussi l’aider à gréer une sucrerie.

1805

Le 14 octobre, le jour de ses 22 ans, Calixte se marie à Trois-Pistoles avec Geneviève Larrivée. Cette première épouse lui donnera 13 enfants, dont 11 garçons.
1815-1827
Durant cette période, Calixte fait de nombreuses transactions de terre, achats, ventes, échanges et concessions. Cela représente 2 ventes totalisant 369 arpents et 5 achats totalisant 381 arpents. En particulier, il revend à Paul Rioux plusieurs terres en fief, qui semblent venir de la famille Rioux par succession de Louise Rioux sa grand-mère. Calixte reprend d’ailleurs une partie de ces terres en concession, accordée par Paul.

En 1825, le recensement de Trois-Pistoles indique que la famille est composée de 10 personnes, dont 3 de moins de 6 ans et 4 qui ont entre 6 et 14 ans.
1828
Calixte a 45 ans. Le 26 février, Geneviève sa femme, malade et alitée, requiert le notaire pour dicter son testament. Elle précise dans celui-ci qu’elle lègue tout ce qu’elle possède à Calixte son mari, nommé comme exécuteur testamentaire. Cet acte est dressé dans la chambre du sud-ouest de la demeure de Calixte et Geneviève. Elle décède le jour même.

Le 16 octobre, il fait donation à Jean-Baptiste, son fils aîné, d’une terre de 2 arpents sur 42, dans le 2ème rang de Trois-Pistoles.

Le 27 octobre, il se remarie avec Emerence Lavoie, toujours à Trois-Pistoles. (contrat de mariage passé chez le notaire le 25). Calixte s’est donc remarié très vite après le décès de sa première épouse.
Sa seconde épouse lui donnera 10 autres enfants, dont 4 garçons, entre 1829 et 1845.
1828-1849
En 1834, Calixte vend encore une terre en fief à Paul Rioux, mais cette période sera plutôt celle de la distribution du patrimoine à ses enfants.

En 1831, 14 personnes composent la famille. Calixte cultive 20 arpents de terre et possède 6 vaches, 4 chevaux, 18 moutons et 2 cochons.

En 1835, à l’occasion du mariage de son fils Calixte, il lui donne la moitié de la terre sur laquelle il est installé, mais s’en garde l’usufruit pour 10 ans. Calixte fils et sa famille seront entretenus par son père, mais il devra travailler pour lui. Au terme des 10 ans, le fils devra payer à son père seulement une rente viagère et recevra alors la moitié des biens meubles. Il ne peut ni vendre ni échanger la terre sans l’accord écrit de ses parents.

En 1841, la famille compte 20 personnes. La surface cultivée est passée à 40 arpents, sa production a beaucoup augmenté, il faut bien nourrir tout ce monde! Il possède toujours à peu près le même nombre d’animaux.

En 1842, à 59 ans, Calixte fait 3 donations à Julien, Maximien et Cyrille ses fils, et en 1846 c’est au tour de Joseph. Celui-ci reçoit l’autre moitié de la terre (la 1ère ayant été donnée à son frère Calixte). Il devra doter en vue de son établissement Séverin son frère, payer les dettes et faire une rente à ses parents.

Calixte fils, (qui réapparaît dans cet acte pour ajustement de ce qui était prévu dans son contrat de mariage 11 ans auparavant) devra payer la moitié de la rente aux parents (l’autre moitié l’étant par Joseph) et doter Magloire (voir chapitre suivant) et Desanges ses frère et sœur. Voir le détail de la rente en annexe.
Les parents se réservent l’usage pendant 15 ans du terrain qui va de la grange au fleuve et le droit de passage pour Calixte fils autour de la vieille grange à son besoin, et conservent la chambre du sud-ouest de la maison qu’ils habitent maintenant avec la cheminée.
Au vu des précautions prises et des conditions imposées par Calixte père dans les différents actes notariés, on peut penser que l’entente entre tous les membres de la famille n’était pas idéale, ou au moins qu’elle risquait de ne pas l’être toujours…

On trouve également durant ces années quelques obligations envers Casgrain, Têtu et Cie, marchands qui lui faisaient donc crédit, sans oublier de le faire mettre par écrit chez le notaire!

En 1848, il doit même en garantie de sa dette hypothéquer sa dernière terre, qu’il vendra d’ailleurs en 1849, à Honoré Michaud.
Honoré avait 1 an pour payer les 10 louis de l’achat. En réalité, il ne les a payés qu’en 1855, soit 6 ans plus tard. Il a donc dû payer de nouveau 10 louis à titre d’intérêts en 1857. Les affaires sont les affaires…
1850-1874
En 1851, il ne reste que 6 enfants à la maison, âgés de 7 à 20 ans. Calixte ne cultive plus que 3 arpents de terre qu’il a conservé, le reste ayant été donné. Il vit donc en grande partie de sa rente.

En 1861, il ne reste que 2 enfants à la maison, Achille, 15 ans et Flavie, 17 ans. Calixte a 77 ans et sa femme 57. Il a toujours une petite production de ses 3 arpents, et possède 1 vache laitière, 3 moutons et 1 cochon.

En 1871, Calixte et sa femme vivent dans la même maison qu’Achille leur fils et sa femme. Achille s’est marié l’année précédente à Arthémise Côté.

Durant toute cette période, Calixte est qualifié de rentier dans les actes où il apparaît. Le 15 janvier 1866, il donne quittance à Joseph son fils, pour sa rente annuelle reçue. Ce fait semble indiquer que Joseph n’était pas très bon payeur, d’autres actes (voir ci-dessous) confirmant cette hypothèse…

Calixte décède le 8 juillet 1874, à 90 ans, âge plus que respectable.

Le 10 juillet, jour des funérailles, Emerence Lavoie sa veuve, donne par acte notarié procuration à Achille son fils pour qu’il perçoive sa rente auprès de Joseph son beau-fils (né du premier mariage de Calixte) et l’y contraigne si nécessaire! Joseph restait le seul à payer cette rente, Calixte fils son frère étant décédé en 1870.
Le 31 juillet, elle passe chez le notaire pour donner une quittance à Joseph, qui prouve qu’elle a bien reçu sa rente (la confiance règne!).
Conclusion
Calixte eut donc une descendance nombreuse de ses 2 mariages, et il semble que les grandes familles n’étaient pas si faciles à gérer…
Il possédait une surface de terre assez importante, qui lui venait de son père, et probablement par héritage de la famille Rioux via Louise. Il l’a partagée entre 6 de ses fils pour les établir. Les 2 derniers, dont Magloire, n’en ont pas obtenu. Julien, Maximien et Cyrille ont malgré leur terre migré vers Rimouski et St-Anaclet.

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Magloire ST-LAURENT
Marcelline BANVILLE

1825

Magloire naît le 11 février, à Trois-Pistoles. Il est le 12ème des 13 enfants du premier mariage de son père. Sa mère décède alors qu’il n’a que 3 ans.

1851-1852

Magloire ne fait pas partie des enfants qui ont reçu une terre de Calixte. Il a donc dû se débrouiller seul. Il n’a reçu que ce que Calixte son frère s’est engagé à lui donner quand il a reçu sa propre terre en 1846, soit : Un poulain de 2 ans ½, 1 vache, 1 brebis et son petit, un cochon et un lit, le tout payable dans 6 ans (soit en 1852).
Lors du recensement de 1851, Magloire se trouve à St-Germain de Rimouski et travaille comme journalier dans une famille.
Le 17 février 1852, à 27 ans, Magloire se marie avec Marcelline Banville, à St-Germain de Rimouski.

Ils s’installent par la suite à St-Anaclet où on les retrouve au fil des recensements décennaux de 1861 à 1901.
Recensements 1861, 1871, 1881, 1891 et 1901
En 1861, ils habitent une maison de bois, avec  4 enfants de 9, 6, 4 et 2 ans, sur une terre de 120 arpents au 4ème rang, dont 20 seulement sont défrichés. Leur production n’est pas encore très élevée. Ils ne possèdent que 2 bovins, 1 cheval, 4 moutons et 2 cochons.
Nous n’avons pas pour l’instant trouvé l’acte d’achat ou de concession de leur terre.

En 1871, la famille s’est agrandie et comporte 8 enfants. 30 arpents sont maintenant cultivés et 10 en pâturage. Ils possèdent 2 bovins, 1 cheval, 5 moutons et 2 cochons. Ils ont vendu ou tués pour eux 2 moutons et 2 cochons au cours de l’année. Ils produisent du blé, de l’orge, de l’avoine, du seigle, des pois et des patates. Ils ont aussi tissé 35 verges d’étoffe de laine et 45 de toile. Ils ont une maison plus 2 dépendances.

En 1881, 7 enfants vivent encore avec eux. Les 2 aînés n’habitent plus avec eux.

En 1891, à 66 ans, 3 enfants vivent à la maison, Napoléon 26 ans, Louis (Arthur) 22 ans et  Emélie 18 ans. Achille, qui s’est marié, habite dans la même maison avec ses 2 enfants.

En 1901, ils vivent toujours avec Achille, qui s’est remarié et qui a 6 enfants. Magloire et Marcelline ont respectivement 76 et 68 ans. La terre (toujours 120 arpents) porte le numéro de lot 120.
Ils ont eu 12 enfants, dont 2 sont décédés jeunes.


1915

Le 16 juillet, Magloire décède à l’âge de 90 ans comme son père. Ils ont vraisemblablement vécu tout ce temps chez Achille, qui avait dû hériter de la terre. Nous n’avons pas encore retrouvé d’acte de donation.

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Joseph Achille ST-LAURENT
(1) Victoria YOCKELL
(2) Joséphine COTE

1864

Le 6 avril, Achille naît à St-Anaclet, il est le 7ème enfant de la famille.


1887

Le 20 septembre, Achille se marie à ND Sacré-Coeur de Rimouski avec Victoria Yockell.


1891

Au recensement, ils sont installés à St-Anaclet, chez ses parents qui vivent avec eux. Ils ont 2 enfants, Napoléon 2 ans et Adélard 6 mois. On peut donc penser que c’est lui qui a eu la terre de ses parents et qu’ils en ont pris soin lors de leur retraite.
1898-1899
Victoria Yockell décède le 22 mai 1898, à environ 37 ans. Le 24 octobre 1899, Achille se remarie à St-Germain de Rimouski avec Joséphine Côté.


1901

Toujours à St-Anaclet chez ses parents, la famille compte 6 enfants, le dernier Emile, né en 1900 étant issu du second mariage.
Il aura avec Joséphine 6 enfants, dont au moins 2 sont décédés jeunes. Soit en tout 11 enfants, 6 filles et 5 garçons.


1933

Achille décède le 26 août, à St-Anaclet, à l’âge de 69 ans.

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La lignée PLOURDE

François PELOURDE
Jeanne GREMILLON

Originaires de St-Pierre, évêché de Poitiers, ils ne sont jamais venus au Québec. Tous deux étaient déjà décédés lors du mariage de leur fils René en 1697.

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René PELOURDE
Jeanne Marguerite BERUBE

1695

Le 7 juillet, René obtient de Mr. Charles Aubert de la Chenaye une concession de 6 arpents de front sur trente de profondeur dans Kamouraska. Il y a droit de pêche et de chasse, obligation de s’y installer, de défricher et de mettre les terres en valeur. Il doit également réserver le bois de chêne pour la construction des vaisseaux du Roi. Le Seigneur de la Chenaye se réserve pour lui le droit de pêcher et chasser sur ces terres, ainsi que d’y prendre du bois pour son manoir ou son moulin. René doit payer les rentes annuelles, soit 20 sols et un chapon par arpent de front plus 6 sols pour l’ensemble de la terre.

1697

Le 26 août, René et Jeanne Marguerite se marient à Rivière-Ouelle.
Ils ont passé un contrat de mariage le 24 du même mois chez le notaire Etienne Janneau. Ils apportent par cet acte les précisions suivantes : ils mettent en commun tous leurs biens présents et à venir. En cas de décès de l’un d’eux sans enfants, le survivant garde les biens sans que la famille du défunt ne puisse exiger quoi que soit. S’il y a des enfants, le préciput est de 150 livres (il s’agit de la somme qui va au survivant avant le partage des biens).

On a recensé 8 enfants issus de ce mariage : Joseph marié en 1727 à Montréal, Jean dont la seule trace se trouve dans un acte notarié de vente de terre, Augustin, Catherine, Joseph et Pierre. 2 autres sont décédés jeunes. Au décès de René, qui est survenu avant 1709, 5 enfants étaient vivants.

Les actes de vente de terre de 1730 et 1731 nous montrent que chacun des enfants vivants a hérité de René Plourde d’un cinquième d’une terre (de 6 arpents sur 42) située dans le Grand Kamouraska. Augustin et Catherine ont vendu leur part en 1730. Pierre Bérubé, tuteur des enfants mineurs de René Plourde et Jeanne Marguerite Bérubé, vend en 1731 la part de Jean, dont il est sans nouvelles depuis 4 ans, parce qu’il juge que la remise en état à faire coûte plus que la valeur de la terre.
Il s’agit presque sûrement de la concession obtenue en 1695 (bien que la profondeur soit de 42 au lieu de 30 arpents) Il n’aurait donc pas eu d’autre terre au cours de sa vie.

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Pierre PELOURDE
Marie Ursule LEVESQUE

1701

Naissance de Pierre le 5 août. Il sera baptisé à Rivière-Ouelle le 21 août.

1725

Lors du dénombrement des terres effectué pour le fief de la Bouteillerie (Rivière-Ouelle) en mai 1725, Pierre possède une terre de 4 arpents de front sur 42 de profondeur, avec une maison, une grange et une étable. Cette terre est située du côté sud-ouest en montant la rivière et comporte 14 arpents cultivables et 2 en prairie. Il paie pour elle au seigneur 40 sols et 2 chapons de rente et 4 sols de cens.
1728

Pierre et Marie Ursule se marient le 20 janvier 1728 à Rivière-Ouelle.

Ils ont passé un contrat de mariage la veille chez le notaire Etienne Janneau. Ce contrat précise que toutes leurs possessions seront communes à la date du mariage, à l’exception des dettes contractées avant qui restent à la charge de chacun.
 
Les parents de la mariée lui donnent à cette occasion :
‘une paire de bœufs de 2 ans, une vache, un habit d'étamine complet, un habit qui a été porté aussi d'étamine, un habit à demi usé d'étamine complet, ses chemises, ses coiffes de mousseline et ses autres de * blanche, une paire de draps, ses serviettes, deux nappes, avec toutes les hardes a tous les jours, un coffre, quatre moutons et vingt cinq livres en argent, une couverte de poil de chien de ville neuve, une taure de l'année, deux cochons, ses assiettes de terre et deux plats de terre.’

Les parents du marié apportent quant à eux :
‘la somme de quatre cents livres de douerre prefix 1 fois paye à prendre sur les biens dud. futur epoux les plus avantageux qui se trouveront luy appartenir; et sy anquas que led. futur epoux aille de vie à trepas avan la dite epouze se sera à son chois de renonser ou de partager dans la dite communauté ou d'emporter justement franchement tout ce quelle aporté dans ladite communauté avec ses arde linge paque et joyau et lit garni qui sera reciproq à l’un et à l’autre desdis conjoints hors * d'inventaire et quy a esté accordé entre les dites parties;

Donation de 1741

Le 20 novembre 1741, François Robert LEVESQUE et Marie Charlotte AUBERT font donation à Joseph MIVILLE et Pierre PLOURDE, leurs gendres, de chacun une terre de 1 arpent et ¾ de front située à Rivière-Ouelle. Pierre obtient la partie nord du terrain. En contre partie, ils devront fournir chacun 25 minots de blé et 100 de fourrage tous les ans à titre de rente. Les beaux-parents se réservent l’usage d’une partie de la maison donnée, d’une prairie située sur le terrain de Pierre et un coin de bois d’érable qui se trouve sur celui de Joseph Miville, devant la Grande Chaussée.
Leurs enfants
Pierre et Marie Ursule LEVESQUE se sont installés à Rivière-Ouelle.
On leur connaît 11 enfants mariés. Pour l’instant, nous avons trouvé les contrats de mariage de 9 de leurs enfants, ce qui nous permet de connaître ce qui leur a été donné par les parents à cette occasion. Tous ont reçu sensiblement la même chose en ce qui concerne les animaux de ferme et objets ménagers. 3 d’entre eux ont reçu des terres (Pierre, Joseph et Ursule), 3 autres ayant reçu à la place de l’argent (Jean Baptiste, Marie Louise et Charlotte).

Les 2 terres attribuées à Ursule ont été achetées par son père en janvier et août 1757. Ursule s’est mariée en janvier 1758.

La pêche au marsouin

Au début du 18è siècle, le marsouin commence à être pêché dans la région de Rivière-Ouelle. La technique de pêche consiste à planter des piquets à marée basse, sur lesquels sont tendus des filets, le tout en forme d’entonnoir. Le marsouin est pêché pour l’huile qu’on peut produire et aussi pour sa peau qui, tannée, donne un cuir de bonne qualité.
En 1761, Pierre obtient un bail pour une part dans une pêche à marsouin. En 1766, il achète cette même part à Louis Lemieux pour 150 livres. En 1767, il achète avec son gendre (Sébastien Ouellet dit Rochet) une autre part de pêche à marsouin de la Pointe de la Rivière-Ouelle pour 120 francs.

En mars 1767, un contrat de vente d’huile est passé devant notaire. Pierre et d’autres associés de la pêche vendent par avance à un négociant de Québec l’huile qu’ils produiront l’été suivant, à raison de 82 livres par barrique de 107 pots (soit 200 litres)
1771, décès, inventaire et vente des biens de Pierre
Le 28 septembre 1771, Pierre décède à l’âge de 70 ans.

Le 18 novembre, Marie Ursule fait cession de tout ce dont elle pourrait hériter de son mari à ses enfants. En contre partie, 10 de ses enfants devront lui assurer une rente (il y a 11 héritiers, mais le plus jeune est encore mineur). Voir le détail en annexe.
Le 19 novembre, il est procédé à l’inventaire des biens de Pierre, avec estimation de leur valeur.
Le 20 novembre, la vente des biens est faite au plus offrant. Une fois déduits les frais et les dettes, il reste la somme de 1248 livres et 15 sols, à partager en 11 parts égales de 113 livres 1 sol et 4 deniers.
Le 21 novembre, tous ses frères et sœurs font cession par acte notarié à André Plourde (le plus jeune) de la part qu’ils pourraient avoir dans le circuit de terre que leur père avait acheté en 1770, pour l’aider à s’établir. Jean et André pourront également exploiter pour leur compte les pêches à marsouin.

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Pierre François PELOURDE
Louise Josephte BEAULIEU dit HUDON

1733

Naissance de Pierre François, le 27 septembre à Rivière-Ouelle. Il est l’aîné de la famille.

1757 (24 ans)

Pierre François et Louise Josephte se sont mariés le 14 février 1757 à Rivière-Ouelle.

Ils ont passé un contrat de mariage la veille chez le notaire Etienne Janneau. Ce contrat précise que toutes leurs possessions seront communes à la date du mariage, y compris les biens pouvant leur revenir par héritage, tant en ligne directe que collatérale. Restent exclues les dettes contractées avant qui restent à la charge de chacun.

La future épouse apporte dans la communauté :
‘une vache à lait, deux moutons, un lit plume prisé à quinze livres, une paillasse, un rouet, un cochon nouveau, un coffre hardes et linges à son usage que lad. dame veuve Beaulieu promet luy bailler, en avancement d'horie, sur les successions tant paternel que maternel comme les autres enfant qui sont marié ont eues; en outre une vache à lait et une toute plaine, qui luy provien d'un don qui luy a esté cy devant fait, d'une vache qui luy a produit une tore, laquelle de vache et tore entreront en ladite future communauté’

Les parents du marié amènent :
‘ils luy donne pour part et portion qu'il pouvoit avoir et espérer cy après en toutes leurs successions savoir premièrement une vache à lait, une tore plaine, une paire de boeufs de deux ans, quatre mouton, un cheval, avec son attelage, un por gras à l'automne prochaine, six assiettes d'étain, six cuiller, six fourchette, une poele à frire, un lit de plume et une couverte de laine, deux paires de draps, trois nape, six serviettes, un fusil, un soc de charrue avec son coutre, une hache, une pioche, une faux, une faucille, son habit de noce complette, un coffre harde et linge à son usage’
De plus, ils lui donnent 3 terres, soit une de 2 arpents sur 42, une de 1 arpent 6 perches sur environ 25 et une de 2 arpents et demi sur 42. Ils promettent également de l’aider à se loger, mais se garde le droit de prendre du bois sur ces terres.
Pierre François s’engage à verser à ses parents la même pension que ses frères et sœurs quand il en aura été fixé une.

Les deux mariés se font également une donation viagère mutuelle au dernier survivant.

1757 - 1771

11 enfants sont nés de ce mariage au cours de cette période.

1772

Pierre décède le 13 mai 1772, à 39 ans, donc relativement jeune.

1773, tutelle des mineurs

Louise Beaulieu souhaite faire effectuer l’inventaire de la communauté après le décès de Pierre. Cependant elle ne peut le faire qu’après qu’un tuteur ait été nommé pour ses enfants, tous mineurs. Elle fait donc faire une demande au juge par le notaire (elle ne sait ni lire ni écrire). Le notaire reçoit l’autorisation de procéder à l’élection de tutelle le 5 février 1773.
Le 11 février, la famille est assemblée. Il est décidé que Louise, leur mère, sera tutrice et que Joseph leur oncle sera le subrogé tuteur des 7 enfants mineurs :

Madeleine      15 ans
Pierre              12 ans ½
Anne              11 ans 1/2
Vincent          8 ans
Clément         6 ans
Gabriel           4 ans
Marie              1 an 1/2

Le même jour, l’inventaire est effectué. Nous n’avons pas l’acte de vente des biens.

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Clément PLOURDE
Marie Françoise D'AMOUR

1766

Clément a été baptisé le 23 novembre 1766 à Rivière-Ouelle. Il est le septième enfant de la famille.

1787 (21 ans)

Il s’est marié le 5 novembre 1787 à Trois-Pistoles. (A noter que sa belle-mère est M. Magdeleine St-Laurent, fille de Joseph et Louise Rioux.). Ils n’ont a priori pas passé de contrat de mariage devant notaire, aucun n’est d’ailleurs répertorié dans l’inventaire lors du décès.

Clément est cultivateur, installé dans la paroisse Notre-Dame-des-Anges de Trois-Pistoles.

1788 - 1797

6 enfants sont nés de ce mariage entre 1788 et 1797. En 1803, seuls 4 sont vivants, dont 3 filles et un seul garçon, Raphaël qui poursuivra la lignée.

1801

Clément est décédé le 27 mai 1801 à Trois-Pistoles, à l’âge de 35 ans, lui aussi relativement jeune.

1803, inventaire des biens

Le 13 juin 1803, il est procédé à l’inventaire des biens de la communauté. Sont entre autres présents Françoise Damour la veuve, Euphrosine (14 ans), Julienne (10 ans), Raphaël (8 ans) et Véronique (5 ans) leurs enfants. L’estimation totale de leurs biens est détaillée dans cet acte, outils de culture, ustensiles de cuisine, animaux de ferme, dettes actives mais aussi passives, ainsi qu’une liste des titres et papiers en leur possession. Ces derniers sont peu nombreux, sans doute à cause du jeune âge du défunt. Les voici :

  • concession par Jean Baptiste Larivé à Clément Plourde sous seing privé du 10 janvier 17?? déposé au greffe de feu Me Colin le 30 août de la même année
  • un procès-verbal de bornage et chaînage de la terre de Clément Plourde par Jean Baptiste Demers arpenteur en date du 22 avril 1795, déposé au greffe de Me Cazes notaire le trente du même mois
  • cession faite par les sieurs Maxime Damour et autres à Clément Plourde sous seing privé du 28 juin 1795, déposé au greffe de Me Cazes notaire le trente du même mois
  • cession et abandon par Vincent Damour à Françoise Damour sa sœur veuve de Clément devant Me Augustin Dionne notaire en date du 13 juin 1803

Par ce dernier acte, Vincent Damour, frère de Françoise et héritier de Gabriel Damour leur frère, délaisse ses droits à la succession au profit de sa sœur pour les peines qu’elle et Clément se sont donné à soigner Gabriel en la maladie de laquelle il est décédé.

Le 14 juin 1803, la vente des biens est effectuée à l’encan. L’acte précise pour chaque item le prix de la vente et à qui il a été vendu. On y apprend par exemple qu’un certain Joseph St-Laurent a acheté une pioche pour 1 livre et 10 sols ou que Mr. le Curé y a acheté une nappe, une paire de draps et 4 poules.

Quelques valeurs de biens :
- 1 vache                                environ 70 livres
- 1 cochon ou 1 mouton         13 livres
- 1 cheval                               108
- 1 lit de plume                       23
- 1 lit garni                             54
- frais de notaire                     108

Le montant total de la vente s’élève à 1035 livres et 9 sols, de laquelle est déduit 226 livres et 10 sols de dettes, frais de notaire et autres. La veuve et ses quatre enfants se partagent donc 808 livres et 19 sols, somme qui est remise à Françoise en tant que tutrice.

Les 4 enfants :
- Marie Euphrosine                14 ans
- Julienne                                10 ans
- Raphaël                              8 ans
- Véronique                            5 ans

Le 25 novembre 1803, soit 5 mois plus tard, Françoise Damour se remarie à Jean François Ouellet à l’Isle Verte. Elle décède avant février 1821.

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Raphaël PLOURDE
Angèle LEVESQUE

1795

Raphaël naît le 12 mai à Trois-Pistoles. Il est le cinquième de 6 enfants et le seul garçon qui survivra et se mariera.

1821

Il se marie le 27 février, à 26 ans, à Angèle Levesque , à Trois-Pistoles.
Ils ont passé le 22 février un contrat de mariage devant le notaire Joseph Ouellet, en la demeure des parents de l’épouse. Raphaël y est dit cultivateur demeurant à Trois-Pistoles. L’acte précise qu’ils mettent en commun tous leurs biens. Les futurs époux n’apportent que peu de choses dans la communauté, soit pour l’épouse, un lit, une nappe, 6 assiettes, 2 cuillers, un rouet, un mouton, un petit braisier et son coffre de linge et pour l’époux la somme de cent livres.

12 ou 13 enfants sont nés de ce mariage. L’incertitude est due à des prénoms qui ont tendance à changer ou à être mal interprétés lors des recensements.

Recensements de 1825, 1831 et 1842

En 1825, Raphaël et sa femme habitent Trois-Pistoles, et ont 2 enfants de moins de 6 ans.

En 1831, la famille compte désormais 7 personnes, dont 3 enfants de moins de 5 ans. Ils sont propriétaires d’une terre de 84 arpents, dont 25 sont cultivés. Ils possèdent 6 vaches, 2 chevaux, 13 moutons et 6 cochons.
Trois-Pistoles a alors une population de 1734 habitants et environ 20% des terres sont en culture.

En 1842, 11 personnes composent la famille, dont un garçon qui est déclaré comme étant sourd-muet. Ils ont toujours la même terre, mais la surface défrichée est passée à 30 arpents. Ils possèdent un nombre d’animaux d’élevage sensiblement égal.

1842

Le 10 février, Raphaël achète de Louis Bertrand une terre de 2 arpents sur trente, située dans le 3ème rang de St-Simon. Cette terre donne au sud-est sur un lac, ce qui explique sa profondeur non ‘standard’. Il la paie comptant 20 livres.

Recensement de 1851

10 enfants vivent à la maison avec leurs parents, alors que 2 autres de leurs fils sont mariés et installés sur leur propre terre. Raphaël possède maintenant 168 arpents de terre dont 126 ‘améliorés (90 cultivés et 36 en pâturage). La production de la ferme a beaucoup augmenté, il est vrai que le nombre de bouches à nourrir aussi! A noter qu’il a produit 600 livres de sucre d’érable. Le cheptel a lui aussi bien évolué puisqu’ils possèdent 20 bovins, 6 chevaux, 39 moutons et 7 cochons.

Voici une image de la famille :

Nom

Age

Etat

Lien

Profession

Raphaël PLOURDE

58

M

 

Cultivateur

Angèle LEVESQUE

48

M

Epouse

Absente

Baptiste

21

C

Enfant

Cultivateur

Fabien

17

C

Enfant

Cultivateur

Vincent (1)

10

C

Enfant

Ecole

Vincent

12

C

Enfant

Ecole

Georges

9

C

Enfant

Ecole

Raphaël

3

C

Enfant

 

Angèle

19

C

Enfant

 

Aglaé

5

C

Enfant

Ecole

Eva

1

C

Enfant

née en 1851

Marcile

14

C

Enfant

 

 

 

 

 

 

Clément PLOURDE

 

 

 

 

Angèle BELANGER

tous 2 fils de Raphaël, sont installés

Henri PLOURDE

sur leur terre

 

Rosalie PARADIS

 

 

 

 

1858

Raphaël décède le 18 janvier à l’âge de 63 ans et sera inhumé le 20 à Trois-Pistoles.

En 1861, Angèle, veuve de Raphaël, apparaît dans le recensement, avec Aglaé (14 ans) et Eva (9 ans), ainsi qu’Emerentienne (22 ans), non identifiée.

Note (1): L’un des Vincent apparaît ailleurs sous le nom de Venant

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Eloi PLOURDE
Euphémie BELANGER

Naissance

Eloi serait né environ en 1827, et Euphémie environ en 1819.

1850

Il s’est marié le 3 septembre à St-Simon, avec Euphémie Bélanger, à l’âge d’environ 23 ans. Ils ont passé un contrat de mariage le 1er septembre devant le notaire Joseph Ouellet. Eloi y est dit cultivateur demeurant à Trois-Pistoles. Il est majeur. Tous leurs biens seront communs.
Les parents d’Eloi lui font donation d’une terre située dans le 3ème rang de St-Simon à la baie du HaHa, de 2 arpents sur trente arpents, avec la maison et autres bâtisses dessus construites, (il s’agit de la terre que Raphaël a acheté en 1842). Ils lui donnent également un cheval avec son harnais, une vache à lait, une génisse, trois moutons, un cochon hiverné, un caberouet, une charrette, une traîne et menoir, une charrue et un poêle double avec ses tuyaux. En contre partie, Eloi s’engage à fournir au donateur une rente de 4 minots de blé annuellement à compter de 1854.

Les parents d’Euphémie lui ont également fait une donation, dont nous n’avons pas les détails.

Les époux se font également donation mutuelle de tous leurs biens. Leur contrat de mariage est très détaillé par rapport à la moyenne.

Recensements de 1861, 1871, 1881 et 1901

En 1861 à St-Mathieu, ils habitent une maison de bois à un étage, avec 6 enfants âgés de 1 à 8 ans, plus Sophie Côté (mentionnée comme non membre de la famille). 3 des enfants fréquentent l’école.

En 1871, on les retrouve avec 6 enfants (Geneviève en plus et Philomène en moins). Il est fait mention que Eloi ne sait ni lire ni écrire, Euphémie sait quant à elle lire. On trouve également cette année-là de nombreux renseignements dans le recensement agricole, soit leurs biens et leur production. Ils ont une maison, une grange, 4 voitures (d’hiver et/ou d’été), 3 charrettes ou chariots, 3 charrues et 1 cribble. Ils sont propriétaires de 120 arpents de terre, dont 58 ‘améliorés’ et 20 en pâturage. Leur production déclarée est la suivante :

  • 35 minots de blé de printemps sur 4 arpents, pas de blé d’automne, 10 minots d’orge, 130 d’avoine, 20 de seigle, 12 de pois, 230 de patates sur 2 arpents, 2 minots de graine de lin, 10 arpents de foin, 200 livres de sucre d’érable.
  • 2 bêtes et 1 cochon pour boucherie, 19 moutons tués ou vendus, 100 livres de beurre, 68 livres de laine et 123 verges de tissus.
  • 11 cordes de bois de chauffage.
  • Ils possèdent également 2 chevaux de plus de trois ans, 1 poulain, 1 vache, 13 moutons, 3 ovins? et 4 cochons.

En 1881, ils se trouvent toujours à cet endroit, mais c’est un de leurs enfants, Bernard, qui est déclaré chef de famille. Ils ont alors 56 et 62 ans et Eloi est noté ‘rentier’.  Leurs enfants habitent au même endroit, à l’exception de Joseph qui s’est marié en 1884.

En 1901, Eloi est décédé. Euphémie apparaît peut-être dans la famille de Cyprien Plourde (peu lisible, ressemble à ‘Femmie’, déclarée ‘mère’, avec date de naissance du 06/08/1818, soit 82 ans). Bernard n’apparaît plus dans ce recensement, c’est peut-être pour cette raison qu’elle aurait élu domicile chez un autre de ses fils.

Tableau du recensement de 1861 (données provenant du microfilm 4M00-3536)

 

 

 

St-Mathieu

Ne sait ni lire ni écrire

34 ans

Cultivateur

Eloi PLOURDE

 

42

 

Euphémie BELANGER

Va à l’école

8

 

Joseph

 

4

 

Bernard

Né en 1860

1

 

Cyprien

Va à l’école

9

 

Philomène

Va à l’école

6

 

Ursule

 

3

 

Marie

 

19

 

Sophie COTE

Tableau du recensement de 1871 (données provenant du microfilm 4M00-3650)

 

 

 

St-Mathieu

Ne sait ni lire ni écrire

44 ans

Cultivateur

Eloi PLOURDE

Sait lire

52

 

Euphémie BELANGER

 

18

 

Joseph

 

15

 

Bernard

Va à l’école

11

 

Cyprien

 

17

 

Ursule

 

13

 

Marie

Va à l’école

10

 

Geneviève

Tableau du recensement de 1881 (données provenant du microfilm 4M00-3657)

 

 

 

St-Mathieu

 

25 ans

Cultivateur

Bernard PLOURDE

 

28

 

Octavie

 

56

Rentier

Eloi

 

62

 

Euphémie

 

27

 

Ursule

 

23

 

Marie

 

21

 

Cyprien

 

19

 

Geneviève

Note : Bernard s’est marié avec Octavie DIONNE le 03/08/1880 à St-Mathieu (RM Rimouski)

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Jean Alfred Joseph PLOURDE
Marie Victoria LEVESQUE

1852

Naissance de Jean Alfred Joseph, le 25 novembre à St-Simon.

1865

Naissance de Marie Victoria, le 2 juillet à St-Simon.

1879

Premier mariage de Joseph (son prénom usuel) avec Eugénie CHAMBERLAND, le 7 janvier à St-Simon. Ils n’auront pas d’enfants.

1884

Le 24 juin, il se remarie avec Victoria à St-Mathieu.

1913

Jean Alfred Joseph décède le 4 avril, à 61 ans.

1915

Marie Victoria se remarie le 19 janvier, au Bic, avec Louis Joseph Gagnon.

1956

Décès le 10 décembre de Marie Victoria, à 89 ans, à St-Mathieu.

On leur connaît 8 enfants, dont 7 sont des garçons.

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